À toi, ma petite maman d'amour...
Tu as choisi de partir ce 3 juillet, trois mois après le départ de ta maman. Ce chiffre 3 qui t'a accompagnée toute ta vie... Comme un fil invisible.
Merci d'avoir été une maman si exceptionnelle. Une femme coquette, rayonnante, discrète, profondément généreuse. Tu faisais partie de ces personnes rares qui illuminent une pièce sans jamais chercher à prendre la lumière. Tu étais la douceur, la bonté et l'amour à l'état pur.
Il n'existera jamais de mots assez forts pour raconter le lien qui nous unissait. Nous étions tes filles, "tes filles", comme tu aimais si tendrement nous appeler. Nous étions ta plus grande fierté, et toi, tu étais notre refuge.
Tu nous as élevées avec des valeurs si belles. Le respect. La simplicité. La bienveillance. L'amour inconditionnel. Tu nous as appris qu'aimer était la plus grande richesse. Tu as tout donné pour nous, sans jamais compter. Tu as souvent pensé à tout le monde avant de penser à toi.
Puis la maladie est arrivée... Elle t'a volé un peu plus chaque jour. Mais elle n'a jamais réussi à voler la femme que tu étais.
Nos journées shopping. Nos appels quotidiens. Tes conseils. Ton rire. Ta façon de toujours savoir quoi dire pour apaiser mes peurs. Je crois qu'au fond, je suis restée ton petit bébé... et toi, tu étais encore cette maman qui savait réparer mon cœur d'un simple regard.
Tu étais bien plus qu'une maman. Tu étais notre meilleure amie. Celle qui ne juge jamais. Celle qui écoute. Celle qui croit en nous même lorsque nous doutons de nous-mêmes. Celle qui nous aimait sans condition.
Merci aussi de nous avoir donné le plus beau des cadeaux : notre lien de sœurs. Ces derniers mois ont été les plus douloureux de nos vies, mais grâce à toi, nous les avons traversés ensemble. Comme tu nous le répétais lorsque nous étions petites : « Le pouvoir des trois. » Aujourd'hui encore, il nous porte.
On a voulu croire jusqu'au bout. Toi aussi, tu t'es battue avec un courage immense. Même lorsque les médecins nous ont annoncé que la maladie était incurable, on a continué d'espérer. Parce que tu nous avais appris à ne jamais laisser la peur prendre la place de l'amour.
Est-ce qu'on se remet un jour du décès de sa maman ? Je ne le crois pas.
Je crois simplement qu'on apprend, chaque jour, à vivre avec son absence. On avance avec un vide que rien ni personne ne pourra jamais combler. Parce qu'il n'y a qu'une seule maman dans une vie. Et moi, j'ai eu l'immense privilège d'avoir la meilleure.
Aujourd'hui, je ne cherche plus à comprendre pourquoi tu es partie. Je choisis de remercier la vie de t'avoir eue comme maman pendant 35 ans. Tout l'amour que tu nous as donné est devenu une force. Il vit dans chacun de nos gestes, dans nos enfants, dans nos éclats de rire, dans notre façon d'aimer.
Et puis il y a ces signes... Si nombreux. Si troublants. Comme si tu trouvais encore le moyen de nous murmurer : « Je suis là. » Ils ne remplacent pas tes bras, mais ils apaisent un peu nos cœurs.
Alors merci... Trois fois merci.
Merci pour la maman extraordinaire que tu as été.
Merci pour la mamie exceptionnelle que tu as été.
Merci de nous avoir appris à aimer si fort.
Tu resteras le plus bel amour de notre vie. Et tant que nos cœurs battront, une partie de toi continuera de vivre en chacun de nous.
Je t'aime, ma petite maman d'amour.
Pour toujours.